dimanche 21 mai 2017

Anciens patronymes vauclinois

   Voici une liste d'anciens patronymes vauclinois. Ils datent tous d'avant 1848, année de l'abolition de l'esclavage, et comptent parmi les plus anciens patronymes du Vauclin. 

   Certains ont complètement disparu ou presque, mais sont devenus des noms de quartiers, comme Escarvaille, Boé, Ensfelder, Periolat, Puifférat, Cambeilh. 

   Plusieurs de ces patronymes étaient, à l'origine de simples prénoms, comme Ferdinand, Rose, Marthe, Joseph, etc 
   
   Au niveau de l'orthographe, on trouve bien sûr quelques variantes, comme Rosiette/rosillette, Lasource/Lassource, Beuse/Beuze, 

   Beaucoup de patronymes vauclinois, absents de cette liste, vont apparaître beaucoup plus tard, après l'abolition de l'esclavage. 

Agathe
Agnès 
Ajax
Anneville
Arnaud
Arsène
Aurore
Babo
Bacoul
Baillard
Barru
Baudin 
Bellony
Bernabé
Beuse
Beuze
Biron
Boë
Bonaventure
Boufard 
Cadet Petit
Calixte
Calpé
Cambeilh
Céleste
Célimène
Céréyon
Colignon
Constantin
Coridon
Delorme
Desnoiers
Destin
Dispagne
Dizac
Duboyer
Ducassou
Dupuis
Duterte
Eloy
Ensfelder
Escarvaille
Eustache
Evariste 
Faula
Ferdinand
Firmin
François
Gervais
Girier
Girier Dufournier
Gougeon
Gros-désormeaux
Hodebourg
Humbert
Jean-Aimé
Jean-Baptiste
Jean-Charlery
Jean-Charles
Jean-François
Jean-Gilles
Jean-Marie
Jéhelmann
Joachim
Joseph
Labat
Labbé
Laguarrigue
Lanoix
Larcher
Lasource
Lavau
Laviolette
Linval
Louis Joseph
Maillet
Marguerite
Marie-Louise
Marie-Marthe
Marius
Marthe
Martial
Mathurin 
Modeste
Mondésir
Montout
Moquet 
Moreau
Morville
Némorin
Néris
Neveu
Nicolas
Numa 
Olympe
Ozier
Papin
Perriolat
Petit
Pierre-Louis
Pierre François
Pierre Jérome
Placide 
Pozzo
Prudent
Puifférat
Reine
Reinette
Richard
Rose
Rosiette
Sainte-Claire
Sainte-Rose
Saint-Prix
Sainval
Sainville
Salomon 
Scholastique
Séverin 
Sigy(de)
Simphorien
Sophie
Souché
Théotiste
Torcy
Toussaint
Trochu
Valère 
Vandenbrouck
Varin
Vatel
Vincent
Volny
Yoyo
Zamor
Zéphirin
Zoë

Recherche réalisée par Manuel Sainte-Claire
Source ANOM

jeudi 18 mai 2017

Le Vauclin / l’inondation du 2 Mai 1981


:
   Nous sommes le 2 Mai 1981. C’est un samedi après-midi. Une pluie diluvienne s’abat sur la Martinique, et le Vauclin n’en est, malheureusement,  pas épargné.

   Très rapidement, la rivière du Vauclin  sort de son lit, passe au dessus du barrage de protection qui avait été récemment construit, et en quelques minutes, à une vitesse extraordinaire, envahit la petite commune.

La solidarité s'organise
    
   Deux quartiers du bourg sont sévèrement touchés : Petite-Ravine 1066 habitants à l’époque, totalement sinistré et Cité Belle-Etoile. Le spectacle qui s’offre aux yeux des habitants, c’est celui auquel nous sommes habitués à chaque cyclone et inondation : équipements ménagers détruits et même emportés par les eaux, comme pour les voitures et les embarcations, routes coupées, éboulis, glissements de terrain, jardins et champs dévastés, enfin de vraies scènes de désolation et sur le plan humain, des hommes, des femmes et des enfants sans repère et effondrés moralement.

Le maire Yves Juston réalise l'ampleur des dégâts 
   
   Et cela se comprend, lorsqu’on sait que dans certaines maisons, la hauteur de l’eau a atteint 1.50m, ce qui était inédit. De mémoire d’homme, on n’avait jamais vu ça ! Pas moins de 600 familles sinistrées, ce qui va d’ailleurs  pousser le premier magistrat de l’époque, Monsieur Yves Juston, à prendre des mesures urgentes pour venir en aide à la population. C’est aussi suite à cette inondation qu’il envisagera de déplacer les familles de Petite- Ravine, les plus exposées aux inondations, ce qui sera effectivement réalisé six années plus tard. Aujourd’hui, ces familles se retrouvent, à la cité Sigy, à la cité des floralies à l’entrée du bourg et à Château-Paille.

Manuel Sainte-Claire

Source France-Antilles
Documents d’Archives : Alfred Saint-Aimé


lundi 24 avril 2017

Les sophistes / Thème grec de Manuel Sainte-Claire




Les Sophistes

Il leur a manqué la passion du vrai, la passion du bien. C’étaient des habiles qui vulgarisaient la philosophie et les techniques. Mais il n’y avait là pour eux qu’un métier. Ils passaient indifféremment d’une thèse à l’autre. Ils professaient n’importe quoi pour de l’argent. Ils savaient construire un raisonnement. Mais ils le construisaient aussi bien pour ou contre la vérité, et cette égale aptitude les contentait. De choisir, ils n’avaient souci. Ils enseignaient à réussir dans la cité. Mais ils n’enseignaient pas à être homme.

                                                                                                                  A. J FESTUGIÈRE, Socrate


Traduction

Περὶ τῶν σοφιστῶν

  Τὴν γὰρ προθυμίαν τῆς τε ἀληθοῦς καὶ τοῦ ἀγαθοῦς οὐκ εἶχον. ᾿´Ανδρες δὴ δεινοὶ ἦσαν οἳ πανδήμους τέχνας τὴν φιλοσοφίαν καὶ τὰ ἐπιτηδεύματα ἐποιοῦντο. ᾿Αλλὰ τοῦτο ὡς ἐργασία τις μόνον ἦν αὐτοῖς. ᾿Εκ λόγου τινὸς εἰς ἕτερον ἀδιαφόρως ᾖσαν. ῾´Ο τι αὐτοῖς δόξειε καὶ ἐδίδασκον ὥστε χρηματίζεσθαι. Ἐδύνατο δὴ λόγον τινὰ διεξιέναι· τοῦτον δὲ διεξῇσαν ὑπὲρ ὡς καὶ κατὰ τῆς ἀληθείας καὶ ἡ ὁμοῖα ἐπιστήμη αὕτη ἀπεπλήρου αὐτούς. ῾´Ο τι δ' ἐκλέγοιεν ἄν οὐκ ἐν φροντίδι εἶχον. Καλῶς μὲν πράττειν ἐν τῇ πόλει ἐδίδασκον, οὐ μέντοι ἄνδρες εἶναι.

lundi 10 avril 2017

Ressemblance syntaxique entre l'hébreu et le créole(2ème partie) - M. Sainte-Claire

   En me basant sur l'étude de quelques textes bibliques dans l'AT, j'ai pu remarquer une certaine similitude syntaxique entre l'hébreu et le créole antillais. 
   
   J'ai eu l'occasion, il y a quelque temps, de publier une courte étude sur Gen. 2:17, mettant cette ressemblance clairement en évidence.

תָּמֽוּת מֹ֥ות/ (sé) mô ou kaye mô
mô(מֹ֥ות) ou kaye mô(תָּמֽוּת)

Mais, si nous considérons également Cant. 1:5, par exemple, nous constatons une pareille analogie. Contrairement à d'autres langues, et notamment, les langues latines et germaniques où on a une construction de phrase avec le verbe être :
Je suis noire / I am black
en hébreu, comme en créole antillais, on n'a pas une forme verbale, mais juste une simple phrase nominale(sujet + attribut). Le verbe "être" est totalement absent. 

אֲנִי֙ שְׁחֹורָ֤ה ou אני שחורה / mwen nwè
mwen(אני) nwè(שחורה)

Le créole est donc une langue dont les racines, comme l'écrit Salavina, s'enfoncent dans le tronc gaulois, mais dont les branches s'étendent sur toutes les langues de l'Univers"(Saint-Pierre, la Venise tropicale)
Le créole, tout comme l'hébreu est aussi une langue très imagée, et d'une grande simplicité syntaxique. Pour citer encore Salavina, "le créole, pour s'exprimer bannit tout gêne et tout effort." Il en va de même pour l'hébreu. 







lundi 3 avril 2017

La musique / thème grec de Manuel Sainte-Claire




C’est par la musique, porte d’azur , que nous sommes sortis de la vraie pauvreté, celle de l’âme. C’est la musique souveraine qui nous a fait entrevoir les vraies dimensions de l’homme.
J’ai vieilli dans des travaux dont le monde entier veut bien croire qu’ils peuvent servir aux hommes, ce qui signifie, ordinairement, les empêcher de mourir, éloigner les chances de mort. Eh! bien, si j’avais à choisir, si je pouvais, librement, recommencer une vie, ouvrir une carrière et désigner mes vertus, je prierais que me fût accordée celle de la musique, dont l’œuvre aide les hommes non pas à ne point mourir, mais à supporter la vie.


                                                                                                         Gorges Duhamel, 
Chronique des Pasquier.



Traduction 

Διὰ γὰρ τῆς μουσικῆς, καθαρᾶς οὔσης ἐξόδου ἐκ τῆς ἀληθινῆς πτωχείας τῆς περὶ τὴν ψυχὴν ἐλελύθαμεν. Τῇ δὴ μουσικῇ ἀνάσσῃ τὰ τῶν θνητῶν ἀληθῆ μέτρα ἠρξάμεθα ἰδεῖν.
...Ἔργα δὴ ἐγήρασα ποιούμενος περὶ ἃ πάντες που οἴονται τοῖς ἀνθρώποις ὠφελεῖν, ὡς τὰ πολλὰ οὖν ἀποθανεῖν κωλύειν αὐτούς, ἀπ' αὐτῶν γε τὸν θάνατον ἀποστῆσαι. Ἀλλ' εἰ μ' ἔδει πῶς ἐκλέξασθαι καὶ ὡς βούλομαι τὸν ἐμὸν βίον τε εἶχον πάλιν ἄρξασθαι καὶ εἰς ἐπιτήδευμά τινα εἰσέρχεσθαι, καὶ τὰς ἀρητὰς μου ἀποδεῖξαι, ἐδεόμην ἄν τὴν τῆς μουσικῆς ἀρετὴν ἵνα μοι δοθῇ ἣ τῷ αὑτῆς ἔργῳ τοῖς ἀνθρώποις συλλαμβάνει μὴ τελευτὴν βίου κωλύειν ἀλλὰ τὸν βίον φέρειν.

lundi 26 septembre 2016

La jeunesse ne songe qu'au présent / Thème grec de Manuel Sainte-Claire









La jeunesse ne songe qu’au présent

   Certes, quand nous nous voyons penchants sur le retour de notre âge , que nous comptons déjà une longue suite de nos ans écoulés, que nos forces se diminuent et que, le passé occupant la partie la plus considérable de notre vie, nous ne tenons plus au monde que par un avenir incertain, le présent ne nous touche plus guère. Mais la jeunesse ne songe qu’au présent et y attache toutes ses pensées

                                                                                             Bossuet



TRADUCTION 

Οἱ νέοι οὐδεν φρονοῦσιν εἰ μὴ τὰ παρόντα
   
  Ὅτε γε ἡμᾶς ὁρῶμεν πρὸς τὸ γῆρας κλίνοντες, πολλὰ μὲν ἤδη τὰ ἡμέτερα γενόμεν᾿ ἔτη καὶ ἡμῶν καταφθίνει ἡ ἰσχὺς ὥστε τοῦ παρεληλυθότος χρόνου τὸ πλεῖστον ἡμῶν τοῦ βίου κατέχοντος καὶ δὴ τὸ αὔριον ποῖον ἡμῖν οὐκ εὖ ἐπιστάμενοι, ὀλίγου μέλει ἡμῖν τῶν παρόντων. Οἱ δὲ νέοι οὐδὲν φρονοῦσιν εἰ μὴ τὰ παρόντα καὶ δὴ ὅλην τὴν ψυχὴν αὐτῶν πρὸς ταῦτα ἔχουσιν.

mardi 29 mars 2016

Thème grec de Manuel Sainte-Claire






   Les Arcadiens étaient d’un naturel plus propres aux beaux-arts que les Scythes. On voit même que les Athéniens avaient un esprit plus vif et plus subtil que les Béotiens. La seconde chose que je remarque, c’est que les Grecs avaient plus de culture pour l’éloquence que notre nation n’en peut avoir. Chez les grecs, tout dépendait du peuple, et le peuple dépendait de la parole. Dans leur forme de gouvernement, la fortune, la réputation, l’autorité étaient attachées à la persuasion de la multitude ; le peuple était entraîné par des rétheurs artificieux et véhéments.


Fénélon. Lettre à l’Académie




TRADUCTION 


   Οἱ  Ἀρκάδες φύσει ἱκανώτεροι ἦσαν τῶν Σκύθων πρὸς τὰς ἐλευθερίους τέχνας. Καὶ μὴν ὁρῶμεν ἡμεῖς ὅτι γνώμῃ ὀξύτεροι καὶ λεπτότεροι ἦσαν οἱ Ἀθηναῖοι τῶν Βοιωτῶν. Δεύτερον αὖ, πρὸς τὴν ῥητορεία ὁρῶ τούς Ἕλληνας παιδευσαμένους ὑπὲρ ὅ δύνονται οἱ παρ᾿ ἡμῖν ἄνθρωποι. Πάντα μὲν τοῖς Ἕλλησιν ἐκ τοῦ δήμου ἦν, τοῦ δὲ ῥήματος ὁ δῆμος. Ἐν δὴ τῇ πολιτείᾳ αὐτῶν τά τε χρήματα καὶ ἡ δόξα καὶ τὸ κράτος τοῦ τὸν ὄχλον πείθειν ἐξηρτᾶτο. Ὁ γὰρ δῆμος ὑπό τε πανούργων καὶ σφοδρῶν ῥητόρων ἐπήγετο.